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29 janvier 2026
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28 janvier 2026
Au sud de Madagascar, des recettes locales pour vaincre la malnutrition infantile
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01 janvier 2026
En 2026, trouvons collectivement le courage d'agir
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Les objectifs de développement durable à Madagascar
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU à Madagascar :
Publication
22 janvier 2026
Rapport annuel 2025 - Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix
« 2025 aura été une année charnière pour la paix à Madagascar, portée par l’énergie et l’engagement d’une jeunesse en quête de changements.De l’appui à l’Observatoire National des Droits Humains aux dividendes de paix dans le massif de l’Andriry ; de la création de la Coalition Jeunes, Paix et Sécurité aux efforts de rapprochement de la justice au niveau communautaire – le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) a accompagné des dynamiques nationales et locales en faveur de la cohésion sociale, des droits humains et de l’inclusion ».- M. Anthony NGORORANO, Coordonnateur résident des Nations Unies à Madagascar Ce rapport annuel fait état de l'avancement du portefeuille PBF pour ses 4 priorités stratégiques en 2025 : 1. Paix durable dans le massif de l'Andriry ; 2. Cohésion sociale, justice et droits humains ; 3. Espace civique et démocratique, participation des femmes et des jeunes ; et 4. Climat, paix et sécurité.
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Publication
15 janvier 2026
Cours en ligne : Sensibilité aux conflits et le module Climat, Paix et Sécurité
Vous souhaitez comprendre comment adopter une approche plus sensible aux conflits ?Découvrez les cours interactifs en ligne sur la consolidation de la paix et sur le climat, la paix et la sécurité à Madagascar, développés par UN System Staff College (UNSSC) en partenariat avec UN Peacebuilding Fund (PBF) et le PNUD.
Objectif de ces cours et modules :
Renforcer les capacités des praticien·es pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de développement, humanitaire ou de consolidation de la paix sensibles aux conflits et tenant compte des enjeux climatiques.Cours Sensibilité aux conflits et consolidation de la paix (5 modules)Disponible en français : Inscrivez-vous iciDisponible en malgache : Inscrivez-vous ici Module Climat, Paix et Sécurité à MadagascarDisponible en français : Inscrivez-vous ici Ces cours sont:Accessibles en ligneGratuitsFlexibles à votre rythme d'apprentissageAdaptés au contexte : avec des études de cas, témoignages et exemples tirés des expériences des partenaires et des projets du portefeuille de consolidation de la paix et du PNUD à Madagascar. Pour plus d'informations, rendez-vous sur la plateforme UNSSC ici
Objectif de ces cours et modules :
Renforcer les capacités des praticien·es pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de développement, humanitaire ou de consolidation de la paix sensibles aux conflits et tenant compte des enjeux climatiques.Cours Sensibilité aux conflits et consolidation de la paix (5 modules)Disponible en français : Inscrivez-vous iciDisponible en malgache : Inscrivez-vous ici Module Climat, Paix et Sécurité à MadagascarDisponible en français : Inscrivez-vous ici Ces cours sont:Accessibles en ligneGratuitsFlexibles à votre rythme d'apprentissageAdaptés au contexte : avec des études de cas, témoignages et exemples tirés des expériences des partenaires et des projets du portefeuille de consolidation de la paix et du PNUD à Madagascar. Pour plus d'informations, rendez-vous sur la plateforme UNSSC ici
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23 décembre 2025
Quand les silences parlent
"Izay manabe lehilahy, mitaiza olona iray, izay mampianatra vehivavy, manabe vahoaka alin-kisa.” “Enseignez à un homme, vous éduquerez une personne. Enseignez à une femme, vous éduquerez une communauté. – Proverbe malgache Briser le silence. C’est ce que ce rapport propose. Il donne à entendre les voix longtemps tues, ignorées ou marginalisées. Celles des femmes, dans toute leur diversité, qui sont encore trop souvent reléguées au second plan. Ces voix portent des récits de discriminations, d’injustices, de violences, mais aussi de résilience, de courage et d’espoir. Elles nous interpellent, nous enseignent, et nous invitent à repenser notre manière de construire la paix. Intitulé “Quand les silences parlent”, ce rapport présente une analyse des conflits sensible au genre à Madagascar, menée par les Nations Unies à travers le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF), en collaboration avec la Conseillère Paix et Développement. Il explore les impacts différenciés des conflits, de l’insécurité, des tensions environnementales et des violences basées sur le genre, en tenant compte du genre, de l’âge et des conditions socioéconomiques. Il en ressort une évidence : les femmes vivent les conflits, les tensions ou le manque de cohésion sociale différemment, et les réponses à ces problématiques devraient prendre en considération leur expérience spécifique. Télécharger le rapport ici Télécharger le flyer en recto ici et le verso ici
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10 juin 2025
Rapport annuel des résultats Madagascar 2024
Dans un contexte mondial toujours difficile, le pays a achevé son cycle électoral, formé un nouveau gouvernement et présenté une nouvelle Politique générale de l'État qui fournit aux partenaires de développement des priorités claires pour la période 2024-2028. Bien que l'économie ait progressé à un rythme plus soutenu, des défis socio-économiques et environnementaux structurels subsistent et nous interpellent à redoubler nos efforts pour l’accélération des progrès vers le Programme 2030, en ne laissant personne de côté.Au niveau international, en adoptant le Pacte pour l'avenir lors du Sommet de l'avenir en septembre 2024, Madagascar a confirmé son engagement en faveur d’un système multilatéral qui répond aux attentes de toutes et tous et à renforcer la coopération pour faire progresser les aspirations et les objectifs communs, en particulier ceux des Objectifs de développement durable. Le pays a mené un processus inclusif pour préparer sa participation active au sommet, en donnant une voix forte à sa jeunesse pour exprimer sa vision du développement durable du pays à l'approche de 2030, et nous avons été fiers d'accompagner Madagascar dans ce processus.Au niveau national, en 2024, le système des Nations Unies a entamé la mise en œuvre d’un nouveau Plan-cadre de coopération, aligné sur la Politique générale de l’État. Ce nouveau plan-cadre décrit la contribution collective de 20 entités du système au cours de la période 2024-2028, en s'appuyant sur la complémentarité de leurs avantages comparatifs. Il nous a donné un nouvel élan pour travailler d'une manière toujours plus intégrée afin d'obtenir un impact plus important et plus durable. Dans ce contexte, nous avons uni nos forces à celles de nos partenaires dans des domaines tels que la transformation des systèmes alimentaires, y compris la nutrition, l'agenda climatique et la lutte contre les violences basées sur le genre, entre autres.Le système des Nations Unies reconnaît de plus en plus l'importance de la cohérence politique afin que les progrès réalisés dans un domaine ne nuisent pas aux progrès réalisés dans un autre, mais au contraire les soutiennent. Guidé par ce principe, en tant que partenaire de développement fiable de Madagascar, en 2024 nous avons été ravis de renforcer notre collaboration sur un certain nombre de politiques et de stratégies, y compris dans les domaines de la petite enfance, de l'égalité des sexes, de la lutte contre la corruption, parmi beaucoup d'autres.Au niveau technique, le système des Nations Unies s'est concentré sur le renforcement des capacités d'un large éventail d'acteurs sociaux afin de favoriser un développement durable inclusif. Parmi beaucoup d'autres, dans le domaine de la gouvernance, on peut citer les entités publiques qui ont mis en place des systèmes d'information pour une meilleure gouvernance, les communes qui ont finalisé leurs plans de développement local intégré et inclusif et qui seront ainsi mieux à même de fournir des services de qualité à leurs habitants, et les hommes et les femmes qui ont pu accéder aux services de la justice. En matière de développement social, des milliers d’enfants souffrant de malnutrition ont bénéficié de prise en charge, des milliers d’écoliers ont reçu quotidiennement des repas chauds et nutritifs à l'école, des millions de personnes ont bénéficié de services de santé et des milliers de ménages ont eu accès à l'eau potable et à l'assainissement. En outre, les jeunes qui, avec notre soutien, ont accédé à la formation technique et professionnelle contribueront au capital économique du pays, tout comme les centaines de micro-, petites et moyennes entreprises qui ont eu un accompagnement technique et les producteurs qui ont bénéficié de la mise en place de structures économiques telles que les centrales solaires et les systèmes d'irrigation. En matière de capital environnemental, nous avons contribué à renforcer la résilience de milliers de personnes face au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophe, tout en facilitant la restauration des milliers d'hectares de forêts dégradées et de mangroves.
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Publication
20 mars 2025
ORGANE INTERNATIONAL DE CONTRÔLE DES STUPÉFIANTS - Rapport 2024 Dossier de presse
L’usage non médical de drogues synthétiques et les troubles liés à cet usage constituent désormais un problème meurtrier, qui entraîne des centaines de milliers de décès et cause d’innombrables dommages tant individuels que collectifs. Le chapitre thématique du Rapport annuel pour 2024 offre une analyse détaillée de l’évolution observée en matière de fabrication, de trafic et d’usage de drogues synthétiques ; il cerne les principales tendances et constantes du domaine et envisage les scénarios qui pourraient se jouer eu égard à la prolifération de ces drogues au niveau mondial. L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) aide les gouvernements à s’attaquer à ce défi en favorisant l’échange multilatéral volontaire d’informations et la coordination dans le cadre de son Programme mondial d’interception rapide des substances dangereuses (GRIDS) et du programme de contrôle des précurseurs. Dans le chapitre thématique, l’OICS signale les lacunes tant de la réglementation que des initiatives de réduction de l’offre et de la demande, et il formule des recommandations devant permettre d’apporter une réponse globale à ce grave problème de santé publique. L’OICS juge par ailleurs urgent d’intensifier les efforts déployés en matière de prévention, de traitement, de réadaptation, de réduction des risques, de rétablissement et de réinsertion sociale afin de protéger la population contre ces substances extrêmement dangereuses. Les données communiquées à l’OICS en application des traités confirment une fois de plus la persistance d’inégalités en termes de disponibilité des médicaments soumis au contrôle international et destinés à la gestion de la douleur, à l’anesthésie, au traitement des problèmes neurologiques et mentaux et à la prise en charge des troubles liés à l’usage d’opioïdes. Au niveau mondial, l’offre de matières premières opiacées excède les besoins nationaux dont les gouvernements ont fait part à l’OICS, mais il se peut que, dans certains pays, les chiffres communiqués ne reflètent pas fidèlement les besoins médicaux effectifs. Grâce notamment à son programme « INCB Learning », l’OICS aide les pays à renforcer l’application des trois traités internationaux relatifs au contrôle des drogues en vue d’améliorer la disponibilité à des fins médicales, scientifiques et industrielles des substances placées sous contrôle et l’accès à des services de prévention et de traitement fondés sur des données factuelles et exempts de toute stigmatisation, tout en empêchant les détournements vers les circuits illicites et le mésusage. En 2024, j’ai eu le plaisir de signer un protocole d’accord avec l’International Association for Hospice and Palliative Care visant à améliorer la disponibilité des substances placées sous contrôle par la mise en commun de résultats de recherches, de données et d’analyses. Il est capital de noter que la nécessité de garantir l’accès et la disponibilité des substances s’étend également aux urgences humanitaires — qu’elles découlent de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d’autres causes d’origine anthropique — dans lesquelles les patientes et patients doivent pouvoir accéder aux médicaments placés sous contrôle et aux services de traitement indispensables. L’OICS rappelle aux États concernés et aux pays exportateurs qu’il est possible d’appliquer des mesures de contrôle simplifiées dans les situations d’urgence, comme le prévoient les conventions. Garantir à tous et à toutes, en tous lieux et à tout moment, l’accès aux médicaments placés sous contrôle international et au traitement des troubles liés à l’usage de drogues est un élément du droit à la santé. Le respect des droits humains est une condition préalable à la bonne application des conventions relatives au contrôle des drogues, dont il fait partie intégrante. L’OICS a demandé à plusieurs reprises que les droits humains soient pris en compte lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques en matière de drogues. Toute mesure qui est adoptée dans le but affiché de faire progresser ces politiques mais qui est incompatible avec les normes universellement reconnues en matière de droits humains constitue une violation des conventions internationales relatives au contrôle des drogues. Les obligations liées aux droits humains comprennent aussi la promotion de l’égalité et de la non-discrimination à l’égard des personnes qui font usage de drogues, l’interdiction des arrestations et des placements en détention arbitraires, le droit à un procès équitable en cas d’infraction liée à la drogue, l’application du principe de proportionnalité et la protection contre toutes les formes de peines cruelles et inhumaines. L’OICS rappelle de nouveau aux États que les conventions leur permettent d’appliquer des mesures de substitution à la condamnation, à la sanction et à l’incarcération, y compris des mesures d’éducation, de réadaptation et de réinsertion sociale. Le Système de notification des incidents du Projet « Ion » (IONICS), qui a eu 10 ans en 2024, a facilité l’échange d’informations concernant 100 000 incidents liés au trafic de drogues synthétiques. Il a permis aux autorités de mettre en commun des informations essentielles sur les incidents liés aux nouvelles substances psychoactives, y compris les opioïdes synthétiques non médicaux très puissants, ce qui a assuré le succès de nombreuses opérations — dont les récentes opérations « Zodiac » et « African Star », coordonnées par le Centre de cybercommunication du Programme GRIDS (GC3) de l’OICS, à Vienne. Ces opérations ont désorganisé les chaînes d’approvisionnement illicites, réduisant ainsi la quantité de substances disponible sur les marchés illicites partout dans le monde. L’année 2024 a également été marquée par l’adoption, par la Commission des stupéfiants, de la recommandation de l’OICS tendant à ce que deux précurseurs du fentanyl et 16 précurseurs de stimulants de type amphétamine soient placés sous contrôle international. L’OICS s’est par ailleurs félicité de la finalisation et de l’adoption, en 2024, d’une nouvelle convention des Nations Unies sur la cybercriminalité, dont il attend avec intérêt la ratification et l’application, en particulier dans le contexte de la lutte contre l’exploitation des technologies reposant sur Internet aux fins du trafic de drogues.
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Histoire
29 janvier 2026
La mission d'évaluation électorale des Nations Unies a Madagascar
Cette mission est menée à la suite d’une demande du Gouvernement de Madagascar, à travers le Ministre d’État chargé de la Refondation de la République, en vue d’une assistance électorale des Nations Unies.La délégation mandatée pour cette mission, conduite par Monsieur Simon-Pierre Nanitelamio, Directeur adjoint de la Division de l’assistance électorale du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA), et accompagnée par le Coordonnateur résident des Nations Unies, a rencontré aujourd’hui la Ministre des Affaires étrangères, la Ministre d’État auprès de la Présidence de la République chargée de la Réforme, ainsi que le President et les Commissaires de la CENI.Cette mission a pour objectif d’évaluer les besoins de Madagascar en vue de l’organisation des prochaines élections et de formuler des recommandations pour un appui technique adapté.Présente à Madagascar jusqu’au 14 février 2026, la mission prévoit également de rencontrer d’autres ministères sectoriels, les institutions électorales et constitutionnelles, les acteurs électoraux régionaux et locaux, les partis politiques, la société civile, les représentants des jeunes, les médias, ainsi que les partenaires internationaux et diplomatiques et les agences des Nations Unies.
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Histoire
28 janvier 2026
Au sud de Madagascar, des recettes locales pour vaincre la malnutrition infantile
Dans le sud de Madagascar, les sites communautaires soutenus par le PAM combattent la malnutrition aiguë modérée en aidant les mères à mieux nourrir leurs enfants grâce à des recettes locales nutritives. Un engagement collectif qui renforce durablement la résilience nutritionnelle. Dans les foyers d’apprentissage, de réhabilitation nutritionnelle et d’éveil (FARNE), les enfants savourent leur repas nutritif préparé par leurs mères. PAM/Jerry Andrianaivoarivony Fort-Dauphin, à une heure de vol de la capitale, est la capitale de la région d’Anosy, dans le Grand Sud de Madagascar. Beraketa Ifotaka est un village isolé de cette région de la Grande Île rouge, situé à deux heures de route de Fort-Dauphin et comptant plus de mille habitants.C’est dans ce hameau isolé qu’habite Hanta, une femme d’une trentaine d’années. Mamelasoa, son mari, gagne sa vie en fabriquant du charbon. Et le couple a sept enfants, dont Julio, âgé de quatre ans, est le dernier-né. Comme beaucoup d’enfants de cette région touchée par la sécheresse, il grandit dans un contexte à haut risque de malnutrition.Hanta exploite un hectare de terre dans son village. Sur cette parcelle, elle cultive du manioc, du maïs et des haricots. Mais les effets des changements climatiques n’ont pas épargné son activité, qui pourtant lui procurait de la fierté, tant dans son ménage que dans la communauté. Cette année, les pluies sont en effet devenues de plus en plus rares. Le seul point d’eau principal, un affluent du fleuve Mandrare, est à sec et ne fournit plus la quantité d’eau nécessaire pour alimenter son verger. À Beraketa, dans le sud de Madagascar, Hanta fait partie des mères accompagnées par l’initiative communautaire de prise en charge de la malnutrition FARNE. Photo : PAM/Volana Rarivoson Les sécheresses répétées détruisent les récoltes, réduisant l’accès à la nourriture et affectant directement la nutrition des enfants. Hanta avait déjà remarqué les premiers signes de malnutrition chez Julio : il perdait du poids, devenait irritable et son ventre gonflait.« Mon fils paraissait plus petit que les autres garçons de son âge. Je n’avais pas les moyens de lui offrir une alimentation variée. Nos récoltes ont diminué et nous avions moins de nourriture à la maison », explique Hanta.Dans un tel contexte, les habitudes alimentaires des foyers se sont profondément transformées.« Le manioc a longtemps constitué l’essentiel de notre alimentation, accompagné d’une modeste portion de brèdes. Toutefois, son prix ayant considérablement augmenté, nous ne pouvons plus nous en procurer. Désormais, nous ne consommons plus que les brèdes, qui sont devenues notre principale source de repas », témoigne-t‑elle. Hanta prépare des brèdes pour le déjeuner familial. Ce qui devait être un accompagnement est désormais devenu le plat principal, car c’est moins cher. Photo : PAM/Volana RarivosonLes dernières pluies remontent au début de l’année 2025, lors du passage des cyclones Honde et Jude. Depuis, la sécheresse s’est réinstallée et perdure. Quelques plants de maïs ont réussi à pousser malgré le manque d’eau, mais à peine sortis de terre, ils ont été dévorés par les criquets. Hanta et sa famille ont alors dû se tourner vers des aliments de substitution, comme les fruits du cactus rouge ou des tubercules récoltés en forêt.En juin dernier, les agents communautaires ont mené une vaste campagne de dépistage de la malnutrition sur les sites communautaires.Au centre FARNE, Hanta a appris à prendre soin de son plus jeune fils, Julio, et à favoriser sa croissance. Photo : PAM/Volana RarivosonAprès le test, il a été confirmé que Julio était malnutri. La mesure de son bras a révélé un état de malnutrition aiguë modérée.« Le résultat des tests a confirmé mes craintes : mon fils n’avait plus les capacités de grandir correctement », poursuit-elle.Dans cette région du pays, les mauvaises récoltes s’enchaînent, privant les enfants et les femmes d’un accès régulier à une alimentation nutritive. Les maladies courantes, telles que le paludisme ou la diarrhée, affaiblissent les plus jeunes, déjà fragilisés par le manque de nourriture. Et lorsque la fièvre ou la déshydratation les frappent, l’accès limité aux services de santé complique tout traitement. Pendant ce temps, les conditions climatiques extrêmes ravagent les cultures et épuisent les réserves alimentaires des ménages.La malnutrition aiguë globale touche aujourd’hui plus d’un demi-million d’enfants de moins de cinq ans dans le Grand Sud et le sud-est de Madagascar. La situation nutritionnelle a tendance à se détériorer durant la période de soudure, une phase critique où les réserves de la dernière récolte s’épuisent, alors que les prochaines productions agricoles ne sont attendues qu’en avril.La pénurie alimentaire aggrave la situation. Au moins 1,7 million de personnes dans le sud et le sud-est du pays sont confrontées à des difficultés d’accès à une alimentation saine et nutritive.L’espoir renaît avec les foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle et d’éveil, appelés localement les sites FARNE.Les sites communautaires de traitement de la malnutrition dans le sud de Madagascar, appelés « sites FARNE », sont des espaces sûrs où les enfants reçoivent un repas chaud et nutritif par jour, tout en participant à des activités favorisant leur développement. PAM/Jerry AndrianaivoarivonyDepuis 2024, le Programme alimentaire mondial (PAM), en collaboration avec l’Office national de nutrition et l’organisation non gouvernementale Young Progress, gère ces sites communautaires de traitement de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants de 6 à 59 mois.Les enfants y reçoivent une supplémentation nutritionnelle à base de produits locaux, ainsi qu’une sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles familiales dispensée par des agents communautaires à destination des mères d’enfants malnutris. Ils ont également accès aux services de soins préventifs, ainsi qu’à la supplémentation en vitamine A et en fer. Les mères sont pleinement impliquées dans toutes ces activités.En juillet, Julio a été admis au centre de Beraketa Ifotaka pour suivre un traitement de 18 jours comprenant des compléments nutritionnels adaptés et des activités d’éveil destinées à favoriser son développement.Les mamans aux recettes culinaires qui sauvent des viesLes « mères lumières », des femmes reconnues par la communauté pour la bonne santé de leurs enfants, sont au cœur du dispositif. Elles sont devenues des modèles pour les mères d’enfants malnutris. Chaque jour, elles leur apprennent à cuisiner des plats nutritifs à partir du livre de recettes élaboré par le PAM.« Les mères lumières préparent une bouillie à base de farine enrichie de céréales (maïs), de tubercules (manioc), de légumineuses (niébé) et d’oléagineux (poudre d’arachide). Des fruits, du lait, de l’huile, du sucre ou du sel iodé peuvent être ajoutés à ces mélanges pour rehausser le goût », explique Vola Rahelisoa, agent communautaire à Beraketa Ifotaka. Elle est chargée, au niveau communautaire, d’identifier les enfants vulnérables à la malnutrition et de les aider à accéder aux soins jusqu’à leur guérison. Elle soutient les mères dans cette démarche.Une ‘Maman lumière prépare un mélange nutritif à base de manioc, de niébé, d’arachides et de maïs destiné aux enfants du site FARNE. Le manioc, le niébé, les arachides et le maïs sont prêts à être moulus pour préparer ce mélange. Photos : PAM/Volana RarivosonDeux semaines après le début du traitement, Hanta constate une nette amélioration de l’état de santé de son fils. « Julio a retrouvé de l’énergie. Il joue et il sourit à nouveau », raconte-t-elle. « À la dernière pesée, en juillet, il avait repris du poids, signe de son rétablissement », confirme Vola.« Aujourd’hui, Julio n’est plus ce petit garçon fragile que j’avais porté jusqu’au site FARNE. Il est joyeux et court dans la cour du village. Il réclame son repas et le partage avec ses camarades », témoigne Hanta.Les mères sont sensibilisées aux bonnes pratiques nutritionnelles. Hanta a notamment appris l’importance de diversifier les repas avec des produits locaux et de pratiquer l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois.Elle met en pratique ces conseils dans ses recettes de manioc aux haricots, de patate douce ou de citrouille préparée avec de l’arachide ou du niébé, ou encore de vary amin’anana, ce riz aux brèdes parfumé à la chevaquine, très apprécié dans tout le pays, et qu’elle relève avec les condiments de son jardin potager. Grâce aux récoltes de tomates, d’oignons ou de légumes de son jardin potager, elle continue de préparer et de partager des plats nutritifs avec sa famille et d’autres femmes.Ces sites communautaires contribuent ainsi à lutter contre la malnutrition infantile tout en renforçant l’autonomie des mères.« Avant le lancement du projet, la situation nutritionnelle des enfants de notre communauté était alarmante. La sécheresse avait réduit les récoltes et les familles n’avaient plus les moyens de leur offrir une alimentation variée.Aujourd’hui, les plus jeunes bénéficient d’une supplémentation qui leur redonne des forces, tandis que les mères sont accompagnées pour apprendre à mieux les nourrir », soutient Tahisoa, chef du village de Beraketa.En 2025, 1 900 enfants âgés de 6 à 59 mois ont été soignés dans ces centres communautaires, en utilisant des ressources locales. L’objectif est un retrait progressif du PAM, afin de passer la main aux Offices régionaux de nutrition, qui assureront la coordination et la continuité de l’initiative.« L’implication des structures nationales, telles que les ORN, est essentielle pour assurer la pérennité d’initiatives comme le FARNE. Il est toutefois important de maintenir les mesures d’accompagnement, la plus importante étant l’installation de points d’eau », souligne André Boguard Andriananarina, employé chargé du suivi à l’Office régional de nutrition de la région d’Anosy.Ce programme illustre la complémentarité des agences de l’ONU dans le cadre de leurs opérations. Le PAM et l’UNICEF soutiennent les communautés grâce à la contribution financière du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement à travers la banque de développement allemande (KfW).Sous la supervision de Vola, l’agent communautaire en nutrition, Hanta et d’autres participantes à l’initiative FARNE entretiennent le potager qui approvisionne le centre de récupération nutritionnelle de Beraketa. Photo : PAM/Volana Rarivoson
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Histoire
23 décembre 2025
Quand les silences parlent
"Izay manabe lehilahy, mitaiza olona iray, izay mampianatra vehivavy, manabe vahoaka alin-kisa.” “Enseignez à un homme, vous éduquerez une personne. Enseignez à une femme, vous éduquerez une communauté. – Proverbe malgache Briser le silence. C’est ce que ce rapport propose. Il donne à entendre les voix longtemps tues, ignorées ou marginalisées. Celles des femmes, dans toute leur diversité, qui sont encore trop souvent reléguées au second plan. Ces voix portent des récits de discriminations, d’injustices, de violences, mais aussi de résilience, de courage et d’espoir. Elles nous interpellent, nous enseignent, et nous invitent à repenser notre manière de construire la paix. Intitulé “Quand les silences parlent”, ce rapport présente une analyse des conflits sensible au genre à Madagascar, menée par les Nations Unies à travers le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF), en collaboration avec la Conseillère Paix et Développement. Il explore les impacts différenciés des conflits, de l’insécurité, des tensions environnementales et des violences basées sur le genre, en tenant compte du genre, de l’âge et des conditions socioéconomiques. Il en ressort une évidence : les femmes vivent les conflits, les tensions ou le manque de cohésion sociale différemment, et les réponses à ces problématiques devraient prendre en considération leur expérience spécifique. Télécharger le rapport ici Télécharger le flyer en recto ici et le verso ici
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Histoire
05 décembre 2025
Construire des sociétés inclusives : Madagascar célèbre la Journée internationale des personnes handicapées 2025 avec un dialogue multipartite
Pour célébrer la Journée internationale des personnes handicapées (JIPH) 2025, le système des Nations Unies (SNU) à Madagascar a réuni plus de 30 institutions et organisations pour un dialogue consacré à l’inclusion du handicap, au progrès social et au leadership partagé. Les représentants de divers ministères, les organisations de personnes handicapées (OPH), les organisations de la société civile, les jeunes volontaires et les entités du SNU ont tous réaffirmé un engagement commun : le développement de Madagascar doit inclure chacun, sans exception. Organisé à la Maison des Nations Unies à Antananarivo, l’événement s’inscrivait dans la continuité de la consultation d’août 2025 et a renforcé les efforts collectifs visant à promouvoir l’inclusion du handicap à l’échelle nationale. Il a également offert une plateforme essentielle pour discuter de la future Politique nationale pour l’inclusion et l’autonomisation des personnes handicapées (PNIAPH), une étape clé qui définira la vision à long terme du pays en matière de droits, d’accessibilité et de participation. Renforcer une dynamique en pleine croissance L’événement s’est ouvert par un retour sur les progrès accomplis depuis la première consultation. Les participants ont souligné la nécessité d’aligner les ressources, de renforcer la coordination et de travailler selon une vision nationale partagée. Le ministère de la Population et des solidarités a rappelé l’ampleur des consultations inclusives menées pour l’élaboration de la PNIAPH. Ce processus de consultations a mobilisé des acteurs régionaux et sectoriels, répondant à plusieurs engagements de Madagascar dans le cadre de l’Examen périodique universel. Les parties prenantes ont également discuté de défis persistants, notamment la nécessité d’impliquer davantage les OPH dans la mise en œuvre et l’importance de soutenir les organisations de la société civile dans le développement de projets et le suivi des politiques publiques. Le renforcement de ces capacités demeure crucial pour garantir un progrès durable. Vécus et réalités quotidiennes Une courte vidéo projetée lors de l’événement a mis en lumière le quotidien des personnes handicapées : obstacles de communication pour les utilisateur·rices de la langue des signes, difficultés de participation citoyenne pour les personnes malvoyantes, discriminations vécues par les personnes atteintes d’albinisme, et détermination des jeunes à accéder à des chances égales. Ces témoignages ont souligné l’urgence de lutter contre la stigmatisation, d’améliorer l’accessibilité et de placer les voix des personnes handicapées au centre de la prise de décision. Utiliser les données pour renforcer la planification inclusive Une partie essentielle de la session a été consacrée aux premiers éléments issus de l’enquête MICS 2025, la première mise à jour majeure concernant les difficultés fonctionnelles des enfants depuis 2018. Les premiers constats soulignent des disparités régionales importantes et la nécessité d’améliorer les services, en particulier dans les domaines de la santé mentale et de l’accès au soutien essentiel. Les participants ont insisté sur l’importance de disposer de données fiables pour concevoir des politiques inclusives et allouer les ressources de manière équitable. À cet égard, ils ont plaidé pour la collecte de données sur les personnes handicapées dans le cadre du recensement de 2028. Toutes les données finales du MICS 2025 seront publiées au début de l’année 2026, une fois le rapport national finalisé. Ces informations joueront un rôle central dans la planification nationale et régionale des années à venir. Les jeunes handicapé·es comme acteur·rices du changement Le témoignage d’un jeune volontaire a rappelé la contribution essentielle des jeunes handicapé·es au sein de leurs communautés. Malgré les obstacles, ils et elles continuent de faire preuve d’initiative, de leadership et d’un fort engagement en faveur du développement. Le message était clair : le handicap ne limite ni la participation ni le leadership ; c’est le manque d’opportunités qui le fait. Encourager l’inclusion des jeunes dans l’éducation, le volontariat et les parcours professionnels sera déterminant pour libérer tout leur potentiel. Les filles et garçons du centre AKAMA, qui s’occupe des jeunes malentendant·es l’ont bien confirmé à travers leurs chorégraphies qui ont animé la célébration. Un leadership partagé pour un développement inclusif Un panel a mis en évidence l’importance d’un leadership partagé entre les institutions publiques, les OPH, la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement. Bien que les inégalités, la stigmatisation et les mécanismes participatifs limités freinent encore les avancées, des progrès significatifs ont été observés, notamment l’amélioration du Registre Social Unique et une participation croissante des personnes handicapées dans les cadres de concertation locaux. Les panélistes ont identifié trois priorités pour orienter les actions à venir : Finaliser et adopter la PNIAPH, avec un cadre réglementaire solide. Rendre les programmes sociaux véritablement inclusifs, de la conception à la mise en œuvre. Promouvoir l’inclusion professionnelle des jeunes handicapé·es, notamment via des stages, des apprentissages et des opportunités d’emploi.
Perspectives : avancer ensemble vers 2026 Dans ses remarques de clôture, le représentant du ministère de la Population et des solidarités a souligné l’importance d’une communication claire, d’une collaboration continue et d’un engagement fort de tous les acteurs. Il a encouragé les parties prenantes à soutenir la finalisation de la PNIAPH, à renforcer la coordination au niveau des districts et à maintenir la dynamique positive construite en 2024–2025. La célébration de la JIPH de cette année est à la fois un moment symbolique et une démonstration concrète de l’engagement collectif en faveur de l’inclusion. Elle reflète la conviction partagée que Madagascar ne peut progresser que si chacun·e est inclus, valorisé·e et habilité·e à participer pleinement. Un appel à l’action À l’occasion de l’IDPD 2025, le SNU à Madagascar réaffirme son engagement à travailler aux côtés du gouvernement, des OPH, de la société civile et du secteur privé pour promouvoir l’inclusion du handicap, renforcer l’accessibilité et défendre les droits et la dignité de toutes les personnes handicapées. Ensemble, nous pouvons construire un Madagascar plus inclusif, plus juste et plus prospère, où chacun peut contribuer, diriger et s’épanouir. #IDPD2025 #UNMadagascar #LeaveNoOneBehind #InclusionDuHandicap #DroitsHumains
Perspectives : avancer ensemble vers 2026 Dans ses remarques de clôture, le représentant du ministère de la Population et des solidarités a souligné l’importance d’une communication claire, d’une collaboration continue et d’un engagement fort de tous les acteurs. Il a encouragé les parties prenantes à soutenir la finalisation de la PNIAPH, à renforcer la coordination au niveau des districts et à maintenir la dynamique positive construite en 2024–2025. La célébration de la JIPH de cette année est à la fois un moment symbolique et une démonstration concrète de l’engagement collectif en faveur de l’inclusion. Elle reflète la conviction partagée que Madagascar ne peut progresser que si chacun·e est inclus, valorisé·e et habilité·e à participer pleinement. Un appel à l’action À l’occasion de l’IDPD 2025, le SNU à Madagascar réaffirme son engagement à travailler aux côtés du gouvernement, des OPH, de la société civile et du secteur privé pour promouvoir l’inclusion du handicap, renforcer l’accessibilité et défendre les droits et la dignité de toutes les personnes handicapées. Ensemble, nous pouvons construire un Madagascar plus inclusif, plus juste et plus prospère, où chacun peut contribuer, diriger et s’épanouir. #IDPD2025 #UNMadagascar #LeaveNoOneBehind #InclusionDuHandicap #DroitsHumains
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Histoire
03 décembre 2025
Favoriser des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social.
Le 3 décembre, nous célébrerons la Journée internationale des personnes handicapées sous le thème « favoriser des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social ».À Madagascar, comme dans tous les pays du monde, les personnes handicapées sont confrontées à des défis et à des obstacles dans la réalisation des objectifs de développement social. Nous aimerions inviter tout un chacun à travailler ensemble pour et avec les personnes handicapées afin de lutter contre la stigmatisation et la discrimination, éliminer les barrières et rendre la société malagasy, plus juste, plus inclusif, plus équitable et plus prospère pour toutes et tous.Cliquer ici pour télécharger le document
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Communiqué de presse
27 novembre 2025
Atelier d’Échanges et de Co-Création GEM – SNU « Synergie pour un développement durable »
Le Système des Nations Unies (SNU) à Madagascar et le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) ont organisé ce jour un atelier d’échanges et de co-création placé sous le thème « Synergie pour un développement durable ». Cet événement marque une étape importante dans le renforcement du dialogue structuré entre les Nations Unies et le Secteur privé à Madagascar, dans un contexte national où la convergence des actions est essentielle pour accélérer les progrès vers l’Agenda 2030.Signataires d’une déclaration d’intention en 2022, le SNU, le GEM et la Conférence des travailleurs de Madagascar, le SNU et le GEM réaffirment à travers cette rencontre leur volonté commune de mieux coordonner leurs interventions, d’identifier des synergies concrètes et de construire des partenariats transformateurs alignés sur les priorités nationales et les Objectifs de Développement Durable (ODD).Un dialogue stratégique pour répondre aux défis actuelsFace aux défis énergétiques, climatiques, économiques, sociaux et sécuritaires auxquels Madagascar est confronté, les Nations Unies ont rappelé la nécessité de dépasser « le temps des actions dispersées » afin de renforcer un modèle de collaboration capable d’apporter des solutions durables et à grande échelle. Le Secteur privé, représentant plus de 50 % de la valeur ajoutée nationale et près de la moitié des emplois formels, est un acteur incontournable du développement du pays.Trois axes prioritaires pour une collaboration structuréeL’atelier a permis de consolider une vision commune autour de trois catégories de travail prioritaires :Gouvernance et financement : amélioration du climat des affaires, transparence, base de données, mécanismes de financement innovants et partenariats public-privé.Capital humain et emploi : formation, insertion professionnelle des jeunes, inclusion des femmes et des personnes handicapées, santé et sécurité au travail.Économie & relance durable : chaînes de valeur stratégiques, transition énergétique et numérique, économie verte, innovation, entrepreneuriat et renforcement des TPME. Les parties prenantes ont procédé à la présentation d’un mapping des initiatives existantes afin d’identifier les zones de convergence, d’éviter les duplications et de préparer une feuille de route opérationnelle fondée sur des actions communes.Un engagement renouvelé pour la transformation économique et sociale du paysDans son intervention, le Coordonnateur Résident des Nations Unies a souligné que la coopération renforcée entre le Secteur privé, le Gouvernement et les Partenaires techniques est indispensable pour accélérer les transformations structurantes. Il a également insisté sur l’importance de mettre en place un cadre de suivi régulier, comprenant un comité conjoint GEM–SNU et des groupes techniques thématiques pour garantir la continuité du dialogue et le suivi des actions. Contact presse :
– Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies,
Chargée de communication - Zoé Rasoaniaina – rasoaniaina@un.org
– Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM),
Responsable Communication - Ivan Ramiandrisoa - communication@gem.mg
– Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies,
Chargée de communication - Zoé Rasoaniaina – rasoaniaina@un.org
– Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM),
Responsable Communication - Ivan Ramiandrisoa - communication@gem.mg
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Communiqué de presse
29 septembre 2025
Madagascar : le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme choqué par la réponse violente aux manifestations contre les coupures d’électricité et d’eau
GENÈVE (29 septembre 2025) – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit choqué lundi par la réponse violente des forces de sécurité aux manifestations en cours à Madagascar. Au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessée. Parmi les victimes figurent des manifestants et des passants tués par des membres des forces de sécurité, mais aussi d’autres tués lors des violences et des pillages généralisés qui ont suivi, perpétrés par des individus et des gangs sans lien avec les manifestants. « Je suis choqué et attristé par les pertes en vies humaines et les atteintes aux personnes au cours des manifestations contre les coupures d’eau et d’électricité à Madagascar », a déclaré Türk. « J’exhorte les autorités à garantir le respect des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, conformément à leurs obligations en vertu du droit international relatifs aux droits humains. » Les manifestations pacifiques ont commencé dans la capitale Antananarivo le 25 septembre, mais les forces de sécurité sont intervenues avec une force non-nécessaire, lançant des gaz lacrymogènes, et frappant et arrêtant des manifestants. Certains officiers ont également utilisé des balles réelles. D’autres manifestations ont rapidement éclaté dans huit autres grandes villes du pays. « J’exhorte les forces de sécurité à s’abstenir de recourir à une force non-nécessaire et disproportionnée et à libérer immédiatement tous les manifestants arrêtés arbitrairement. Le droit international relatif aux droits humains est particulièrement strict quant à l’usage des armes à feu ; elles ne peuvent être utilisées par les agents des forces de l’ordre que lorsque cela est strictement nécessaire pour protéger des vies ou prévenir des blessures graves résultant d’une menace imminente », a déclaré Türk. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a également exhorté les autorités malgaches à mener des enquêtes rapides, approfondies, indépendantes et transparentes sur les violences et à traduire en justice les personnes reconnues coupables. FIN Pour plus d’informations et les demandes des médias, veuillez contacter :À Genève :Ravina Shamdasani: +41 22 917 9169 / ravina.shamdasani@un.orgLiz Throssell: +41 22 917 9296 / elizabeth.throssell@un.org À Nairobi :Seif Magango : +254 788 343 897 / seif.magango@un.org Nos réseaux sociauxX @UNHumanRightsFacebook unitednationshumanrightsInstagram @unitednationshumanrights
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Communiqué de presse
27 septembre 2025
Antananarivo, le 27 septembre 2025
Les Nations Unies présentent leur condoléances aux familles des victimes et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. Les pertes en vies humaines, les atteintes aux personnes et les destructions de biens sont très regrettables et vont à l'encontre des principes de paix, des droits humains et de développement durable qui sont des valeurs des Nations Unies. Les Nations Unies sont profondément préoccupées par les violences, les pillages et les attaques survenues dans tout le pays depuis jeudi et appellent chacun et chacune à respecter l’État de droit. Les Nations Unies rappellent que le maintien de l’ordre public est essentiel, et doit aller de pair avec le respect des droits fondamentaux. Dans ce contexte, les Nations Unies encouragent les forces de l'ordre à agir avec retenue et professionnalisme, tout en invitant les manifestants à exprimer leurs revendications par des moyens légaux, pacifiques et responsables, dans l’intérêt supérieur de la Nation et la préservation de la paix pour tous. Elles réaffirment leur soutien au Gouvernement et au peuple de Madagascar pour le rétablissement de l’ordre et les initiatives visant à instaurer un dialogue ouvert, constructif et inclusif, afin de comprendre, de répondre aux préoccupations exprimées par la population et mener à la résolution pacifique. Les Nations Unies appellent au calme, à la retenue et au respect mutuel, et réaffirment qu’elles suivent la situation de près en dialoguant avec l’ensemble des acteurs concernés pour soutenir une résolution pacifique de la crise.
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Communiqué de presse
27 janvier 2025
Examen de la situation des droits de l’homme à Madagascar dans le cadre de l’Examen périodique universel
Madagascar est l’un des 14 Etats à être examiné par le Groupe de travail chargé de l’EPU au cours de sa 48e session qui se tient du 20 au 31 janvier 2025. Les premier, deuxième, et troisième EPU de Madagascar ont eu lieu respectivement en février 2010, novembre 2014 et novembre 2019. Le Groupe de travail chargé de l'EPU est composé des 47 États membres du Conseil des droits de l'homme. Cependant, chacun des 193 États membres de l’ONU peut participer à l’examen d’un pays. L’examen se fera sur la base des documents suivants: 1) le rapport national – informations soumises par l’État examiné; 2) une compilation d’informations provenant de rapports d’experts et d’expertes des droits de l’homme, plus connus sous le nom de Procédures spéciales, d’organes créés par des traités internationaux relatif aux droits de l’homme et d’autres organismes des Nations Unies; 3) les informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile. Les trois rapports sur lesquels se fondera l'examen de Madagascar le 27 janvier sont disponibles ici. Lieu : Salle XX, Palais des Nations, Genève Heure et date : 09h00 – 12h30, lundi 27 janvier 2025 (heure de Genève, GMT +1 heure) L’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations Unies. Depuis la première session de l’EPU en avril 2008, tous les 193 États membres ont été examinés à trois reprises dans le cadre du premier, second, et troisième cycle de l’EPU. Au cours du quatrième cycle de l’EPU, les États auront à nouveau l’occasion d’énoncer les mesures qu’ils ont prises pour mettre en œuvre les recommandations faites au cours des examens précédents auxquelles ils se sont engagés à donner suite, ainsi que de mettre en évidence l’évolution récente des droits de l’homme dans le pays. La délégation de Madagascar sera dirigée par M. Benjamin Alexis Rakotomandimby, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Les trois États faisant partie du groupe de rapporteurs (« troïka ») pour l’examen de Madagascar sont le Bénin, le Costa Rica et le Qatar. La session sera retransmise en direct via webcast : https://webtv.un.org/en/asset/k1x/k1xw0yyjbz La liste des orateurs et oratrices et les déclarations orales qui seront faites pendant l’examen de Madagascar seront publiées sur l’Extranet de l’EPU. Le Groupe de travail chargé de l’EPU adoptera les recommandations faites à Madagascar le mercredi 29 janvier 2025 entre 15h30 et 18h00 (GMT +1 heure). L’État examiné pourra alors indiquer sa position sur les recommandations reçues lors de l’examen.
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Communiqué de presse
24 janvier 2025
Transformation agricole : le Président Andry Rajoelina engage Madagascar vers l’autosuffisance alimentaire
Antananarivo, 23 janvier 2025 – Le Président de la République, Andry Rajoelina, a donné le coup d’envoi des Journées Nationales de Réflexion sur la Transformation Agricole, qui se tiendront durant deux jours au CCI Ivato. Cet évènement d’envergure, organisé par le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, en collaboration avec le Secrétariat d’État chargé de la Souveraineté Alimentaire et le Programme FIHARIANA, marque une étape cruciale dans l’engagement de l’Etat pour révolutionner le secteur agricole malagasy.
Le Président Andry Rajoelina a souligné l’importance de l’agriculture en tant que pilier fondamental du développement économique et social. « L’agriculture est une arme importante pour vaincre la pauvreté. Nous devons changer nos méthodes de culture et investir dans une production durable et résiliente pour garantir la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie de nos agriculteurs, » a-t-il déclaré.
Alors que Madagascar est le troisième producteur de riz en Afrique, le secteur agricole reste confronté à des défis structurels, notamment le maintien de la culture de subsistance et la faible mécanisation, les pertes post-récolte et les impacts des changements climatiques. Avec 80 % de la population dépendant de l’agriculture, le pays doit impérativement moderniser ses pratiques agricoles pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire, réduire la pauvreté et stimuler l’économie rurale.
A ce sujet, le Président de la République a rappelé les ambitions nationales, dont l’augmentation de la production rizicole de 25 % d’ici 2025, soit 1 million de tonnes supplémentaires, grâce à la mécanisation, à la distribution de semences hybrides, et à des investissements massifs dans les infrastructures agricoles, tels que la construction de barrages et de canaux d’irrigation.
Ces journées de réflexion visent ainsi à aligner les objectifs des différentes parties prenantes pour garantir une approche cohérente de la transformation agricole ; Renforcer les mandats et le consensus en définissant les rôles et responsabilités des acteurs du secteur ; Élaborer un Plan Stratégique concerté pour orienter les investissements et définir des actions prioritaires à court, moyen et long terme.
Le Chef de l’Etat a d’emblée annoncé plusieurs mesures phares, notamment l’importation de riz hybride permettant un rendement de 10 tonnes par hectare, contre 3 tonnes actuellement, avec un potentiel de revenus de 6 millions d’ariary par hectare au profit des paysans, la distribution d’équipements, d’engrais et de semences, ainsi que la mise à disposition de crédits agricoles pour soutenir les agriculteurs.2
Il a également évoqué la mise en place d’une cartographie satellitaire des parcelles agricoles pour optimiser la distribution des intrants agricoles.
Par ailleurs, le Président Andry Rajoelina a également mis l’accent sur l’importance du changement de mentalité : « Nous devons cultiver une mentalité tournée vers la production, la construction et le progrès. Cette transformation exige la responsabilité de chacun d’entre nous. »
À l’issue de ces deux jours de réflexion, des documents stratégiques et un cadre commun de concertation ainsi qu’un calendrier agricole, seront établis pour garantir l’adhésion et l’engagement de tous les acteurs du secteur dans le processus de transformation agricole à Madagascar.
Le Président Andry Rajoelina a souligné l’importance de l’agriculture en tant que pilier fondamental du développement économique et social. « L’agriculture est une arme importante pour vaincre la pauvreté. Nous devons changer nos méthodes de culture et investir dans une production durable et résiliente pour garantir la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie de nos agriculteurs, » a-t-il déclaré.
Alors que Madagascar est le troisième producteur de riz en Afrique, le secteur agricole reste confronté à des défis structurels, notamment le maintien de la culture de subsistance et la faible mécanisation, les pertes post-récolte et les impacts des changements climatiques. Avec 80 % de la population dépendant de l’agriculture, le pays doit impérativement moderniser ses pratiques agricoles pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire, réduire la pauvreté et stimuler l’économie rurale.
A ce sujet, le Président de la République a rappelé les ambitions nationales, dont l’augmentation de la production rizicole de 25 % d’ici 2025, soit 1 million de tonnes supplémentaires, grâce à la mécanisation, à la distribution de semences hybrides, et à des investissements massifs dans les infrastructures agricoles, tels que la construction de barrages et de canaux d’irrigation.
Ces journées de réflexion visent ainsi à aligner les objectifs des différentes parties prenantes pour garantir une approche cohérente de la transformation agricole ; Renforcer les mandats et le consensus en définissant les rôles et responsabilités des acteurs du secteur ; Élaborer un Plan Stratégique concerté pour orienter les investissements et définir des actions prioritaires à court, moyen et long terme.
Le Chef de l’Etat a d’emblée annoncé plusieurs mesures phares, notamment l’importation de riz hybride permettant un rendement de 10 tonnes par hectare, contre 3 tonnes actuellement, avec un potentiel de revenus de 6 millions d’ariary par hectare au profit des paysans, la distribution d’équipements, d’engrais et de semences, ainsi que la mise à disposition de crédits agricoles pour soutenir les agriculteurs.2
Il a également évoqué la mise en place d’une cartographie satellitaire des parcelles agricoles pour optimiser la distribution des intrants agricoles.
Par ailleurs, le Président Andry Rajoelina a également mis l’accent sur l’importance du changement de mentalité : « Nous devons cultiver une mentalité tournée vers la production, la construction et le progrès. Cette transformation exige la responsabilité de chacun d’entre nous. »
À l’issue de ces deux jours de réflexion, des documents stratégiques et un cadre commun de concertation ainsi qu’un calendrier agricole, seront établis pour garantir l’adhésion et l’engagement de tous les acteurs du secteur dans le processus de transformation agricole à Madagascar.
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