BRISONS LE SILENCE - STOP A LA VIOLENCE

Les Nations Unies à Madagascar mobilise les parties prenantes dans la campagne tous Unis contre la violence à l'égard des filles et des femmes.

Un bébé, fillette de 2 mois, violée par son oncle ! Elle est si innocente, mais son agresseur ne se soucie guerre de la conséquence de ses actes incité par son égoïsme et excité par son envie déplacée. Le bebe abimée, abusée contracte la maladie sexuellement transmissible et son organe infecté et détruit ne lui permettra plus de procréer plus tard. Le viol mélangé d’inceste est une situation qui de vient de plus en plus courant affecte les filles, les jeunes femmes et les femmes de tout âge. Les stéréotypes veulent montrer que c’est à cause des habits provocantes mais dans la réalité tout se passe dans la tête des agresseurs qui sont la plupart des sadomasochistes.

Le show pendant la cérémonie de lancement des 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes et des jeunes femmes démontre que les habits ne constituent en aucun cas les causes du viol. Comment un bébé d’un an sous sa grenouillère pourrait attirer un homme de 45 ans pour une relation sexuelle ? Les malades mentaux, avides de sexe, les drogués n’ont pour objectif que satisfaire leur besoin d’où le viol.

Les témoignages ont montré des jeunes femmes abusées par leurs patrons ou leurs fils. Des élèves en rentrant de l’école, agressées, violées en cours de route. Des jeunes mariées victimes de leur propre mari et il y en a même des religieuses dans leur uniforme et de vieilles femmes de 75 ans victimes de viol. Des situations inacceptables qui vont à l’encontre des droits de l’homme. Selon le Secrétaire général de l’ONU “ces atteintes, qui comptent parmi les violations des droits de la personne les plus odieuses, les plus persistantes et les plus généralisées au monde, touchent une femme sur trois. Il s’agit donc d’une femme de votre entourage ou de votre famille, d’une collègue ou d’une amie, voire de vous-même. La violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine. N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs.”

Il est temps de briser le silence d’oser dénoncer. D’où le thème de cette année : « Orangez le monde : financer, répondre, prévenir, collecter »

Malgré l'adoption de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1979, la violence à l'égard des femmes et des filles reste un problème omniprésent dans le monde.Les données de l’Enquête par grappe à Indicateur Multiple –MICS 2018 en sont malheureusement la preuve :37,7% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été victimes de violences physiques ou sexuelles.41,3% des femmes âgées de 15 à 49 ans, en union ou en rupture d'union, ont subi des violences émotionnelles, physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime. Les femmes acceptent davantage la violence à l'égard des femmes (41%) que les hommes (29%). 14% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie ; 32% ont été victimes de violences physiques depuis l'âge de 15 ans. Environ une femme sur huit (12%) est victime de violences physiques perpétrées par son mari ou partenaire actuel ou dernier.

La pandémie de Covid-19 et le confinement ont aggravé la situation et la hausse des violences conjugales et familiales. Une enquête de perception sur les violences basées sur le genre effectuée en avril 2020 renseigne que 46% des répondantes ont annoncé que cette pandémie a provoqué un comportement agressif au niveau des membres de la famille.

Écrit par
Auteur/Auteure
Zoé Rasoaniaina
Chargée de communication
CINU
Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative
RCO
Bureau du(de la) Coordonnateur(trice) résident(e)
UNFPA
Fonds des Nations unies pour la population