Installation de l’incinérateur sans fumée auprès du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Raseta Befelatanana (CHU JRB)

‘’Renforcer la capacité des pays en développement, incluant Madagascar, à atténuer les effets de la pandémie COVID-19 par transfert de technologie appropriée du Japon"

Antananarivo, le 7 juin 2021.

 

Le Ministre de la Santé Publique de Madagascar, Professeur Jean Louis H. RAKOTOVAO, l'Ambassadeur du Japon à Madagascar, S.E.M. HIGUCHI Yoshihiro, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar, M. SANOGO Issa et la Représentante de l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) à Madagascar, Mme Volatiana RAKOTONDRAZAFY, ont inauguré l'installation d'un incinérateur de déchets médicaux sans fumée auprès du CHU JRB à Antananarivo. D’un montant de 142 000 USD, soit environ 534 millions d’Ariary, alloué à Madagascar, ce projet fait partie d'un effort plus large financé par le Gouvernement du Japon, qui permet à l'ONUDI de mettre le projet en œuvre et de coopérer avec 13 entreprises japonaises pour démontrer et transférer leurs technologies liées à la fourniture d'équipements et de solutions pour améliorer la santé, l'assainissement et l'hygiène dans 12 pays d'Afrique et d'Asie dans le cadre de lutte contre la pandémie COVID-19.

L'incinérateur pour déchets médicaux est un produit de CHUWA INDUSTRIAL CO. LTD, une entreprise japonaise spécialisée dans le traitement des déchets industriels, qui a été sélectionnée par le Bureau de promotion des investissements et de la technologie de l'ONUDI à Tokyo (ITPO Tokyo) parmi les entreprises inscrites sur sa plateforme de promotion des technologies durables (STePP) qui vise à faire connaître les technologies japonaises susceptibles de stimuler l'industrialisation durable dans les pays en développement.

L'incinérateur sans fumée, de petite taille et facile à utiliser, d'une capacité de 470 kg par jour, a été installé en mars 2021 à l'hôpital Joseph Raseta Befelatanana. Une série de formations a été également réalisée avec le partenaire local de l'entreprise, ESTREL Madagascar et le personnel de l'hôpital. Le projet vise à relever les défis actuels de la lutte contre la pandémie de la COVID-19 et constitue une avancée majeure dans la lutte contre les maladies infectieuses à Madagascar.

Le traitement approprié des déchets médicaux représente un défi, de plus en plus important avec la COVID19, pour les pays en développement comme Madagascar. Il est espéré que ce projet servira d’un précurseur pour la modernisation des systèmes à Madagascar en la matière.

Il convient de rappeler que, selon la classification de l'ONU, les déchets médicaux,  produits dérivés des soins médicaux, sont considérés comme les déchets les plus dangereux après les déchets radioactifs. Même si la plupart de ces déchets sont aussi inoffensifs que des déchets domestiques, certains types de déchets médicaux représentent un gros risque en matière de santé.

Ainsi, les hôpitaux ont la responsabilité des déchets qu’ils produisent. Ils doivent s’assurer que leur manipulation, traitement et élimination n’auront aucune conséquence néfaste sur la santé ou sur l’environnement. D’où la nécessité incontournable de l’incinérateur.

De ce fait, ce don prouve l’existence d’une bonne Coopération entre le Japon et Madagascar avec un appui infaillible de l'ONUDI dans le développement et l’amélioration du secteur santé malagasy.

Par ailleurs, à travers ce don, le Gouvernement japonais et l'ONUDI permettent au CHUJRB d’assurer une gestion modernisée du traitement des déchets médicaux.La santé publique et l’industrialisation se trouvent parmi les domaines prioritaires dans les stratégies d'aide du Japon à Madagascar, à côté des autres comme l'agriculture, la nutrition, l'infrastructure économique, etc. et ce projet s’inscrit parfaitement dans ce contexte. S.E.M. HIGUCHI Yoshihiro, l’Ambassadeur du Japon a souligné que le Japon demeure entièrement résolu à accompagner les autorités et le peuple malagasy dans leurs efforts pour améliorer les services de santé publique, mais également afin de répondre au mieux aux pandémies telles que le COVID-19, la santé publique étant la base essentielle et fondamentale du développement durable et inclusif que Madagascar poursuit. Il a également fait remarquer que la coopération du Japon avec Madagascar dans le domaine de la santé est multifacette, combinant les divers types de projets, soit la provision de matériel et d’équipement mais aussi l’assistance technique, or les projets bilatéraux ou multilatéraux par le biais du système des Nations Unies. Pour illustrer ce point-là, il a évoqué qu’au Sommet virtuel de la garantie de marché (AMC) COVAX de GAVI le 2 juin, où totalement 2.4 milliard a été promis à nouveau par les participants, le Japon a promis de fournir une aide supplémentaire de 800 millions de dollars au programme COVAX qui fournit des vaccins aux pays en développement y compris Madagascar, faisant sa contribution totale à 1 milliard de dollars, plus de 10% du fonds COVAX AMC promis jusqu’à présent.  

 

Mme La Représentante de l’ONUDI a rappelé le mandat de l’ONUDI qui est d’accompagner le Gouvernement de Madagascar vers une industrialisation inclusive et durable. Elle a de même rappelé les expériences et appuis précédents que l’Organisation a apportés à Madagascar dans le cadre du traitement de déchets industriels et/ou médicaux. Elle a aussi mentionné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de réponse spécifique de l’ONUDI pour soutenir les efforts du Gouvernement à faire face à la pandémie du COVID19. Il s’agit notamment de « préparer & contenir », « répondre & adapter », et puis « récupérer & transformer » pour reconstruire en mieux. Enfin, elle a fait part de l’engagement continu de l’Organisation en tant que membre de l’Équipe Pays des Nations Unies à Madagascar, à accompagner le Gouvernement Malagasy, dans son agenda de développement, conformément à son mandat.

Contacts presse
Auteur/Auteure
Volantiana Rakotondrazafy
ONUDI
Représentante
Avant d'occuper ce poste, elle a travaillé pendant 10 ans en tant que chargée de production dans une usine de produits laitiers. Elle a ensuite été consultante indépendante en évaluation de projets et en développement industriel, en particulier dans le secteur des aliments et des boissons aux Comores, au Tchad et à Madagascar. Volatiana est titulaire d'un diplôme de troisième cycle en biochimie / sciences de l'alimentation et en nutrition de l'Université d'Antananarivo, ainsi que d'un certificat conjoint en études du développement du Madagascar Development Learning Center et du Earth Institute de l'Université de Columbia aux États-Unis.
Volantiana Rakotondrazafy
Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative
ONUDI
Organisation des Nations unies pour le développement industriel