Mobilisation renforcée à Toamasina pour accélérer la réponse et le relèvement après le cyclone Gezani
25 février 2026
Légende: Le Premier ministre M. Herintsalama Rajaonarivelo, accompagné du Gouvernement, du Coordonnateur résident de l’ONU et des chefs d’agences, aux côtés des victimes du cyclone Gezani.
Une délégation de haut niveau conduite par le Premier ministre de Madagascar, M. Herintsalama Rajaonarivelo, accompagnée de membres du Gouvernement
Une délégation de haut niveau conduite par le Premier ministre de Madagascar, M. Herintsalama Rajaonarivelo, accompagnée de membres du Gouvernement, du Coordonnateur résident des Nations Unies, M. Anthony Ngororano et de chefs d’agences onusiennes, s’est rendue à Toamasina depuis vendredi afin de constater sur le terrain l’état d’avancement de la réponse humanitaire post-cyclone Gezani, renforcer la coordination multisectorielle et accélérer la prise en charge des populations sinistrées ainsi que les efforts de relèvement. La mission a également réuni des partenaires humanitaires clés, dont la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, soulignant l’importance d’une action collective pour répondre à l’ampleur des besoins.
Légende: Le Premier ministre et le coordonnateur résident des Nations Unies
Une coordination renforcée pour une réponse efficace
Présent à Toamasina avant même l’impact du cyclone, un centre opérationnel du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) est pleinement opérationnel et poursuit sans relâche sa mission d'évaluation et de coordination avec l’ensemble des acteurs engagés dans la réponse, notamment les entités comme PNUD et OIM.
Dès leur arrivée, la délégation conduite par le Premier ministre, accompagnée du Coordonnateur résident et de plusieurs chefs d’agences des Nations Unies, a procédé à un point complet de la situation afin de renforcer l’efficacité de l’action collective sur le terrain.
Légende: Point complet de la situation après le passage du cyclone Gezani
Les visites effectuées aux hôpitaux du camp militaire et d’Analakininina ont mis en lumière l’ampleur des dégâts laissés par Gezani : salles de soins et pharmacies dévastées et devenues inopérationnelles, maternité détruite et urgence sanitaire affectant des milliers de familles.
Face à cette situation, les agences des Nations Unies – dont OMS, UNFPA et PAM – poursuivent leur appui en étroite coordination avec les autorités nationales.
« La synergie entre le Gouvernement, les Nations Unies à Madagascar et l’ensemble des partenaires humanitaires et de développement constitue l’un des leviers majeurs de la reconstruction », a souligné la délégation.
Légende: Visites des hôpitaux du camp militaire et d’Analakininina
Des services de proximité pour maintenir l’accès aux soins essentiels
Dans le cadre de la réponse conjointe des Nations Unies, des services de cliniques mobiles ont été déployés grâce au partenariat entre UNFPA, FISA Madagascar/WISH et le Ministère de la Population et des Solidarités. La délégation a pu constater l’importance de ce dispositif pour assurer la continuité des services de santé maternelle et de planification familiale, et a participé à la distribution de kits de dignité destinés aux femmes notamment aux jeunes mères.
Éducation et hébergement : des besoins immenses
Parmi les infrastructures publiques sévèrement endommagées figure le Lycée Jacques Rabemananjara, dont les salles de classe décoiffées illustrent l’ampleur des destructions causées par Gezani. Ce lycée n’est qu’un exemple parmi des milliers d’établissements scolaires recensés dans les 29 districts affectés, aujourd’hui totalement ou partiellement détruits.
La délégation s’est également rendue à EPP La Foire, transformée en site d’hébergement temporaire pour les familles déplacées. Sur place, les Nations Unies, à travers UNICEF Madagascar, ont appuyé l’installation de systèmes d’eau potable afin d’améliorer les conditions d’hygiène, renforcer la protection contre les maladies hydriques et soutenir la résilience des populations accueillies.
Légende: Lycée Jacques Rabemananjara - salles de classe décoiffées
Malgré les efforts en cours, un appui additionnel urgent demeure indispensable pour garantir une aide rapide, transparente et équitable, soutenir la reprise de la vie publique et assurer la réhabilitation des infrastructures essentielles. C’est dans ce contexte que les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires ont lancé, en amont de cette mission à Toamasina, un appel éclair de 67,8 millions de dollars américains visant à fournir une aide d’urgence vitale à 486 012 personnes affectées par deux cyclones dévastateurs ayant frappé Madagascar. Les Nations Unies, notamment la FAO, l’OCHA, l’OMS, le PAM, l’UNFPA et l’UNICEF, présentes avant et après l’impact des catastrophes, poursuivent leur action aux côtés des autorités nationales, du BNGRC et des partenaires humanitaires, afin de répondre aux besoins immédiats tout en posant les bases d’un relèvement durable au bénéfice des populations les plus vulnérables.
Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative